Évaluation des compétences communicationnelles
La grille de référence du socle commun, concernant la maîtrise de la langue française, en proposant des pistes d’évaluation du « dire », est un outil bien adapté à l’évaluation des acquis relatifs aux compétences linguistiques.
Cependant, l’interprétation de la « compétence de communication », dans une approche centrée sur l’apprenant, nous indique que « ce qui se passe » lorsque l’on communique est, au même titre que la phonologie, la sémantique et la syntaxe, une des quatre composantes du langage.
L’enseignant, pour évaluer l’acquisition des compétences communicationnelles liées à l’usage de la vidéocommunication, portera par conséquent son attention sur l’aspect formel du langage mais aussi sur les angles social et pragmatique de la communication, à partir de l’observation de comportements tels que :
- l’intentionnalité qui concerne à la fois celui qui parle et celui qui écoute. « Parler pour quoi ? » : ce peut être par exemple pour donner ou demander une information, exprimer une émotion, jouer avec les mots, être en relation avec quelqu’un, protester, convaincre…
- l’adaptation qui peut se faire au contexte physique, psychologique ou social ; à l’interlocuteur, à son âge, au savoir commun partagé, au statut social, au point de vue de l’autre. Ces composantes permettent la nuance de registre en fonction de l’interlocuteur.
- la régie de l’échangequi concerne les routines conversationnelles et le thème qui sera différent selon la conversation et qu’il faudra lancer, changer, maintenir. L’analyse conversationnelle met à jour la présence d’un système de tours de parole et de « scripts conversationnels », véritable grammaire de la conversation
- l’organisation de l’information qui donne une cohérence au contenu, une cohésion formelle et une efficacité au feed-back (permettant alors un réajustement éventuel).
- les normes sociolinguistiques qui touchent aux formes de politesse, aux contraintes sociales
- le rôle social tenu qui regroupe la prise d’initiative, le tour de parole, la prise de parole spontanée, l’implication.
- les stratégies communicatives qui utilisent les capacités de l’élève à répondre aux demandes, à anticiper, à réajuster, à influencer.
- la qualité de la communication qui montre les efforts faits pour que le message soit intelligible, compréhensible.
Remarque : En rapportant à l’élève la dynamique dans laquelle il se trouve lorsqu’il communique, l’évaluation apparaît pour lui comme signifiante et utile.
